La Cité des enfants

Exposition permanente

Horaires
Mardi > dimanche : 10h30 à 18h

Accès libre

 

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Product Description

Cette exposition, conçue pour les petits et grands, vise à sensibiliser un large public à l’architecture et l’urbanisme bruxellois à travers une scénographie ludique à double lecture, des jeux et de nombreux documents – plans, dessins, maquettes, photographies anciennes – provenant des Archives d’Architecture Moderne (AAM) et de collections publiques et privées. Au programme : une découverte interactive et pédagogique de la ville et de ses composantes – comme les commerces, les écoles, les logements, les lieux de loisirs, les bureaux – réunies autour de quatre sections thématiques : Se loger, Apprendre, Travailler et Se divertir.

Se loger
Vers 1865, la Ville de Bruxelles imagine de transformer le centre-ville en construisant de grands boulevards bordés d’immeubles, comme à Paris. Mais les Bruxellois n’aiment pas les appartements et préfèrent, pour le même prix, habiter une jolie maison avec jardin dans une commune aérée comme Saint-Gilles, Ixelles, Schaerbeek ou Uccle.

À la fin du XIXe siècle, les architectes Victor Horta et Paul Hankar réalisent chacun une maison dans un style qui va séduire les Bruxellois pendant une dizaine d’années : l’Art nouveau. Des lignes courbes et des formes inspirées de la nature.

La guerre 1914-1918 va complètement changer les idées des architectes. Ils vont penser à reconstruire les villes dévastées par la guerre et construire des cités-jardins et des logements sociaux.

Après la Seconde Guerre mondiale, on s’inspire du mode de vie des Etats-Unis, et de plus en plus d’habitants possèdent une voiture. La villa moderne se construit en périphérie, de plain-pied avec garage et jardin.

Aujourd’hui, l’accroissement de la population bruxelloise (1.140.000 habitants en 2011) constitue un défi pour Bruxelles.

Apprendre
La ville est un lieu de savoir et d’apprentissage. Écoles, piscines, bibliothèques, musées, toutes ces infrastructures ont évolué depuis le XIXe siècle selon les standards hygiénistes et les principes pédagogiques.

La Révolution industrielle au XIXe siècle engendre une croissance de la population et le développement de nombreuses écoles. Les mesures d’hygiène sont associées à des exigences pédagogiques : l’école est isolée des bruits du dehors, l’accès des classes est protégé par un porche qui intercepte l’air extérieur. Les matériaux de façades sont de préférence ceux du pays, l’aspect du bâtiment doit être simple, sans luxe ni ornements inutiles.

Au début du XXe siècle on suggère que l’école ait un cachet élégant, enjoué et qu’elle s’intègre bien dans le milieu. La dimension des préaux a tendance à s’accroître avec le temps ; ils sont construits à l’intérieur du bâtiment et servent à la fois de vestiaire, de salle de gymnastique et de couloir d’accès aux classes. Au fil du temps, l’école est construite avec le souci constant de créer un espace propice à l’épanouissement des élèves.

Travailler
Autrefois, les brasseries représentaient une grande source de travail à Bruxelles. Aujourd’hui, parmi les gens actifs, 30% travaillent dans des bureaux. À Bruxelles, le quartier d’immeubles de bureaux «L’Espace Nord » en compte à lui seul environ 40.000.

Le commerce bruxellois – petites boutiques de quartier, magasins de luxe ou centre commerciaux – est aussi un secteur économique important, avec 15 % de travailleurs (environ 100.000 personnes).

Une grande part des travailleurs à Bruxelles sont des « navetteurs », c’est à dire qu’ils habitent en dehors de la ville mais y travaillent ; ils font les trajets tous les jours.

Se divertir
Les lieux conçus pour nous divertir, comme les cinémas et les théâtres, bénéficient d’une architecture toute particulière, à la fois belle et mystérieuse. Ces lieux ont traversé les époques et les styles de l’architecture (néoclassique, Art déco, etc.) et nombreux d’entre eux ont trouvé une nouvelle vie : cinémas transformés en commerces, salles de bal muées en salle de congrès, etc. D’autres ont traversé les âges presque sans prendre une ride, et nous ramènent au temps où Bruxelles brussellait, à l’image du Théâtre royal de la Monnaie ou de la grande salle du cinéma Eldorado.

Puisqu’il est coûteux de voyager, les décors de ces lieux présentent des vues de ville d’Europe ou de paysages africains.

Au centre de cette cité, le mini-museum présente périodiquement un focus sur un sujet lié à la ville et au patrimoine urbain – les parcs, les piscines, les fleurs dans l’architecture, etc.
Tout au long de l’exposition, des jeux invitent les enfants à découvrir l’architecture, son vocabulaire, ses styles : une maquette géante d’une maison bruxelloise s’illumine lorsqu’ils trouvent le vocabulaire de ses différents éléments (œil de bœuf, soupirail, décrottoir, châssis, etc…) ; des chaises suspendues de différentes époques leur donnent l’occasion de se familiariser à divers styles, du matériel scolaire de cinq générations passées leur rappelle les modes d’apprentissage d’autrefois, des tours bruxelloises à reclasser de la plus petite à la plus grande leur montrent l’évolution du travail en ville, etc.

L’exposition se termine par une section sur les métiers du patrimoine et les matériaux qui y sont liés : de la taille de pierre aux ferronneries en passant par les sgraffites et vitraux, le public découvre le petit patrimoine du monde bâti, à travers de remarquables exemples, des documents et vidéos présentant le savoir-faire des artisans. Une fois de plus, les enfants sont invités à participer à des jeux pour s’exercer à reconnaître divers matériaux et outils utilisés par les artisans.

Destinée à un large public, l’exposition offre la possibilité aux visiteurs de découvrir de manière originale les richesses et la diversité architecturales que recèle Bruxelles.

Des parcours guidés ludiques et interactifs sont régulièrement organisés pour les familles, groupes scolaires et extra-scolaires.

Cette exposition a été réalisée par le Fonds pour l’Architecture avec le soutien du Ministre-Président en charge des Monuments et des Sites et du Secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme à la Région de Bruxelles Capitale.

Responsables du projet
Anne-Marie Pirlot, assistée de Bertille Amaudric et Jacinthe Jigou

Scénographie
Michel Bries pour Mandragore

Avec le soutien de
Région de Bruxelles-Capitale, Administration de l’Aménagement du territoire et du logement ▪ COCOF ▪ Fondation Philippe Rotthier pour l’Architecture ▪ Léon Eeckman ▪ Fondation CIVA