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Organic Matters

Regards croisés entre Ananda Kohlbrenner qui présentera ses recherches rétrospectives portant sur l’histoire des excréments bruxellois et Simon De Muynck qui exposera le projet de recherche-action Phosphore sous un regard prospectif. Avec Chloé Deligne, ils se pencheront sur la manière dont le traitement des matières organiques contribue à forger les relations que les hommes entretiennent entre eux et avec l’environnement.

Dates
Mercredi, 25 avril, 2018
Heures
19:00 > 21:00
Lieu
CIVA
Tickets

participation gratuite / inscrivez-vous via le formulaire

 

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Il fut un temps pas si lointain, où, à Bruxelles, une grande partie des matières organiques résiduelles étaient collectées par la Ferme des Boues pour ensuite être transportées par bateau et revendues comme engrais aux agriculteurs périurbains. En particulier, les excréments des habitants étaient recherchés et valorisés en tant que fumiers urbains. Au milieu du 19e siècle, ce système sera progressivement abandonné, notamment pour des raisons d’hygiène, les autorités privilégiant le développement d’un réseau important d’égouts. La Senne deviendra alors l’exutoire final de ce réseau, ce qui accroîtra sa pollution et annihilera le retour au sol de ces ressources.

En 2018, l’essentiel des matières organiques alimentaires bruxelloises sont incinérées. Les déchets verts sont quant à eux traités dans l’unité de compostage industriel de Forest. Ce système complexe présente un énorme potentiel d’amélioration au plan écologique, mais pas seulement. Le projet de recherche-action participative Phosphore vise à reconfigurer ce système complexe avec les acteurs qui le composent, des usagers aux cabinets politiques régionaux en passant par les associations, administrations et universités.

18:45 accueil
19:00-19:15 introduction
19:15-19:45 Ananda Kohlbrenner (ULB)
19:45-20:15 Simon De Muynck (Centre d’écologie urbaine asbl)
20:15-20:45 débat avec Chloé Deligne (ULB)
20:45 discussions & drinks

Cette conférence fait partie d’un cycle. Sommes-nous dans la mouvance écosystémique de Paul Duvigneaud ? Une époque où le développement paysager bruxellois serait dicté par une tendance écologique plutôt que religieuse, politique ou économique ? Le CIVA, nourrie par l’héritage du Centre Paul Duvigneaud, tient à mettre en valeur le personnage et son œuvre, sources de nombreuses réflexions. Ainsi qu’à mettre l’accent sur le canal, bordé par le garage Citroën, futur lieu d’accueil du CIVA.